Sécu : les 1ères poses de puces RFID sous la peau, remplaçant les cartes vitales, ont commencé un peu partout en France.

Les premières implantations, facultatives mais gratuites, ont commencé en France. Mais les puces sous-cutanées deviendront obligatoires dès le 1er janvier 2019. Ainsi, les puces RFID remplaceront définitivement les tant décriées cartes vitales des assurés sociaux définitivement l’an prochain.

Face au trop grand nombre de pertes de cartes vitales et face à leur coûteux remplacement, qui coûte des centaines de milliers d’euros à la Sécurité sociale chaque année, l’organisme met peu à peu en place les puces électroniques qui sont directement implantées dans le corps des assurés sociaux.

“Pour tout le monde, enfants compris”

Les premières poses d’implants ont débuté la semaine dernière. Elles se poursuivront durant toute cette année pour les assurés qui désirent avoir la puce dans leur corps avant tout le monde. Dès le 1er janvier 2019, l’implant Carte vitale sera obligatoire pour tout le monde, enfants compris. “Les assurés pourront se présenter dans l’une de nos agences sur tout le territoire. Pour le cas des enfants, l’un des parents ou le tuteur légal devra être obligatoirement présent. L’intervention sera faite par des élèves en médecine faisant leur service sanitaire. L’implantation ne durera pas plus de 10 minutes, anesthésie locale et points de suture compris”, explique un médecin en charge des opérations spéciales à la Sécurité sociale.

“J’ai eu une appréhension au début, mais j’ai décidé de sauter le pas et d’accepter de me faire poser, de mon plein gré, leur puce carte vitale sous la peau. Franchement, je ne le regrette pas du tout. Mieux vaut le faire maintenant en plus, car quand ça sera obligatoire, il y aura trop de monde dans les agences de la sécu. En plus, pour les volontaires de cette année c’est gratuit et la sécu nous donne même un bon d’achat de médicaments dans les pharmacies pour un montant de 10 euros. C’est vraiment super. En plus, je perds ma carte vitale à chaque fois, une vraie tête en l’air. Là à moins de perdre ma tête, je suis sûre de l’avoir avec moi. Pour les points de suture, l’étudiant en médecine qui me l’a implanté m’a dit que les fils se désagrégeront très vite et que la cicatrice ne sera pas du tout visible. On la choix entre l’implanter dans le crâne, sur le bras ou les fesses. Moi j’ai choisi la tête. Sur la bras, j’avais peur que cela fasse relief et comme j’ai des tatouages, ça va faire moche. Sur les fesses, ça a été non dès le début. Comme je fais des selfies de mon popotin, j’avais peur que ça brouille les photos de mon smartphone. J’ai donc choisi le crâne. Très bonne idée de la Sécu cette puce, vraiment”, précise une assurée sociale parisienne.

“Des puces UHF, très haute fréquence, de 868 MHz”

La décision est partie d’un double constat. Tout d’abord, les assurés sont trop nombreux à égarer leur carte vitale. Ensuite, la Sécurité sociale française a besoin de redorer son blason face aux institutions sanitaires étrangères. “Lors de chaque symposium international, on passe vraiment pour des cons. Il faut voir au Canada, en Suisse ou dans les pays scandinaves comment ça se passe. Tout est connecté chez eux. Ils ne travaillent qu’avec des puces électroniques. Nous, on en est encore au papier-stylo ou à l’imprimante jet d’encre, la préhistoire en quelque sorte. Avec eux un coup de flash de lecteur RFID portable et le tour est joué. Nous avons 50 ans de retard et cela ne va pas en s’arrangeant. La France a quand même été en avance sur toutes les autres nations avec le Minitel. Mais ça, c’était avant. Mais on va rattraper le coup avec ces puces dernier cri. Les puces que nous avons reçu sont ce qu’il se fait de meilleur dans le domaine. Des puces UHF, très haute fréquence, de 868 MHz. Pour expliquer clairement et simplement. En électricité, il y a le triphasé. En RFID, il y a le 868 MHz. Mais je rassure les assurés, ils ne ressentiront aucune douleur, ni gêne. Au début de toutes petites vibrations se feront sentir, le temps que la puce se loge bien et fasse son nid pour faire simple, entre la chair humaine et la peau. Comme pour un chien ou un chat avant de dormir, il fait des tours sur lui-même pour être en position confortable. C’est pareil avec la puce sous-cutanée. Elle se loge peu à peu pour rester stable et ne pas se balader jusqu’aux artères, ce qui serait très ennuyeux. Après, l’assuré ne ressentira plus rien. Ce choix est d’abord pour ne pas passer pour des minus devant les organismes de sécurité social étrangers lors des grandes rencontres internationales, mais également pour permettre aux appareils de lecture RFID d’avoir un signal à longue distance et ainsi, de ne pas effrayer les personnes âgées essentiellement. Voir un appareil de ce genre vous scanner en effraierait plus d’un. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi des puces UHF, car on peut les lire à plus de 9 mètres de distance. Nous scannerons pépé ou mémé avant même son arrivée au guichet d’accueil. Mais nos assurés s’y habituerons très vite. C’est pareil pour toutes les grandes innovations, il faut un temps d’adaptation psychologique. Nos assurés n’ont pas le choix de toute façon”, précise un haut fonctionnaire de la Sécurité sociale.

“La transplantation de la puce se fera avec ou sans leur accord”

“La semaine dernière, nous avons commencé par les bénéficiaires de la CMU et CMU-C. Il ne faut pas le répéter mais la raison est qu’il n’ont pas vraiment trop le choix. De toute façon, s’ils refusent, ils devront avancer l’argent pour leurs soins, les médicaments et leurs opérations. Et vu les économies qu’ils ont, c’est à dire pas grand chose, ils acceptent l’implantation de la puce sans broncher. On voit sur leurs visages qu’ils sont réticents, mais la puce se retrouve en eux en fin de compte. Ensuite, ce seront les indépendants qui suivront. Depuis la disparition du RSI, ils feront ce qu’on leur dira de faire, sinon on rétablit le Régime Social des Indépendants. Par contre, nous nous attendons à des refus de la part de la classe moyenne. Nous savons déjà ce que les bobos diront pour ne pas se faire pucer. Nous connaissons leurs répliques par cœur. Et ‘je ne veux pas d’un GPS dans mon corps’, et ‘c’est contre mes libertés et mes droits’, et ‘si ça se trouve c’est cancéreux votre connerie de puce’, et ‘c’est du totalitarisme sanitaire’, et gnagnagna et gnagnagna. Mais bon, on ne va pas caresser les bobos dans le sens du poil à vie. Nous n’avons pas peur d’eux, mais on les craint un peu quand même, à vrai dire. Mais bon, comme ils ne manifestent pas, donc on craint pas grand chose de leur part. Les bobos sont trop occupé à travailler 60 heures par semaine, à aller à leur séances de yoga et à préparer des plats bios. Pour faire cuire du tofu, il faut des heures, sinon ça ressemble à des tripes pas cuites. Mais nous n’allons pas les brusquer. C’est quand même eux qui paient en grande partie les soins des autres. C’est pour cette raison que les puces des bobos seront implantées en dernier. Mais nous avons trouvé la parade s’ils refusent. Les lunettes. Les bobos lisent à l’excès. Donc la vue en pâtit forcément. Si les bobos refusent les puces RFDI. Nous sucrerons les remboursements sur les lunettes de vue. Idem pour les professions libérales. J’imagine mal un notaire ou un médecin travailler sans lunettes, impossible. Les gynécologues, je n’en parle même pas. Pour eux c’est la double peine, ils ne pourront ni lire leurs revues scientifiques qu’Einstein ne comprendrait pas tellement c’est compliqué et sinueux, ni se rincer l’œil en matant les foufounes des patientes. Cette réforme de la carte vitale passera crème, comme dit mon fils, qui en a déjà une en lui. Mon fiston ne lit pas beaucoup, mais j’ai trouvé une astuce. J’ai mis en balance le voyage qu’il a prévu de faire avec ses potes à Pattaya. Il a accepté sans broncher le mioche. Il a beau avoir 22 ans, faire de grandes études, il a quand même la tête dure le petit morveux. Mais j’ai gagné à la fin. Cela sera pareil avec les assurés sociaux, la transplantation de la puce se fera avec ou sans leur accord”, indique un chargé de mission de la Sécurité sociale.

Les implantations de puces RFID se font dans toutes les agences de la Sécurité sociale en France métropolitaine, ainsi que dans les DOM-TOM. Les autorités sanitaires sont en pourparlers avec l’Assemblée corse qui donnera sa décision pour valider cette mesure dans l’île. “De toute façon c’est toujours la même chose avec nos voisins corses. Une loi est votée en France et leur parlement nationaliste vote pour l’appliquer ou non dans l’Ile de Beauté. Donc nous attendons pour les assurés sociaux corses”, indique un agent de la Sécurité sociale.

 

 

 

 

Crédit-photo : elgrecogrande, reshot.

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