La liste des imprimantes pouvant imprimer des billets quasi parfaits à retourner de toute urgence en boutique ou à la Banque de France.

La technologie n’a pas que du bon, surtout en termes d’impressions. La très sérieuse Banque de France, qui imprime les euros en France, vient de l’apprendre très sérieusement.

Mis à jour le 11.03.18 à 21h26mn.

La Banque de France, prestigieuse institution financière, avait décidé, il y a quelques jours, d’ordonner à tous les possesseurs d’imprimantes couleurs de retourner leurs machines d’impression, sans dévoiler le motif exact. L’imprimeur national de billets de banque s’est ravisé, le temps de mener les investigations nécessaires. “Ce n’était pas possible de demander à des millions de personnes de rapporter leurs imprimantes chez nous. Nous avons déjà assez de travail avec la vérification de chaque numéro des coupures. Nous vérifions les numéros de billets un par un au cas où c’est imprimé en double. Des machines peuvent le faire, mais notre syndicat a bloqué cela pour maintenir les emplois”, précise un haut cadre de la Banque de France. Après enquête, la prestigieuse banque a établi une liste des imprimantes concernées. En exclusivité, lejournalnews.com vous dévoile la raison de ces retours, ainsi que les marques et modèles des imprimantes à retourner d’urgence. En effet, ces imprimantes peuvent créer des billets quasi semblables aux vrais en circulation.

“La technologie avance un peu trop vite à notre goût”

La prestigieuse Banque de France, créée le 18 janvier 1800 par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, n’avait jamais connu telle péripétie de toute sa longue et glorieuse histoire. Pour la première fois, elle demande aux habitants et sociétés concernés de rendre leurs imprimantes contre remboursement. “Écoutez, moi depuis 33 ans que je travaille ici à l’imprimerie de la Banque de France, je n’ai jamais vu de faux billets aussi parfaits, en dehors de ceux qu’on fabrique ici bien sûr. Ils sont même mieux que ceux imprimés par notre ancienne et vieille imprimeuse, ici-même dans l’imprimerie de Chamalières, qu’on a mis dans le hangar juste derrière nous. Tout y est dans ces faux euros, ils sont même mieux que ceux officiels imprimés dans certains pays européens que je ne nommerai pas, car on ne se sabote pas entre collègues. La solidarité entre fonctionnaires n’est pas une légende urbaine, c’est pas un mythe, c’est une réalité. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’un de ces pays est connu pour sa paëlla, mais je n’en dirai pas davantage, sinon vous allez vite trouver de quel pays voisin de la France je parle. Bref. A croire qu’ils sont de chez nous ces faux billets à la con, mais non, ils ont été imprimés par des imprimantes vendues dans le commerce. Vous imaginez ça vous ?. Des foutues machines achetées à Darty, la Fnac, Auchan, Leclerc, Carrefour ou d’autres commerces. La technologie avance un peu trop vite à notre goût. Avant, ceux qui imprimaient les billets étaient vite repérés et arrêtés, comme avec ce périgourdin en 2016. Mais là, on voit des billets en circulation avec tous les détails et les caractéristiques officielles, comme le filigrane portrait, l’hologramme, le nombre émeraude. Tout y est présent comme sur les vrais billets de 10, 20, 50, 100, 200, 500 et 1.000 euros et même les détails cachés. Le billet de 10.000 euros, en édition limitée, n’a heureusement pas pu être imprimé sur ces machines. Il faut dire qu’il est en micro-relief. Mais on appréhende à Chamalières, car avec l’avancée technologique des imprimantes 3D, nous devrons faire attention. Il faut savoir, mais ne le publiez surtout pas, qu’il y a des astuces cachées sur les vrais billets de banque. Des indices que nous seuls connaissons pour vite repérer les fausses coupures. Bien évidement, on ne les dévoile pas au grand public pour raisons de sécurité. Mais là, avec ces saloperies d’imprimantes, tout est vraiment reproduit à la perfection, même les détails cachés. Je vous le dis, la technologie va trop vite. Je ne vous raconte même pas la mouise dans laquelle nous serons quand il y aura l’intelligence artificielle. Un gars en avait parlé au bar où nous allons après le travail pour voir si Gégé, le proprio du bar, refourgue encore des francs aux personnes âgées. On l’a chopé une fois et il a promis de ne plus recommencer. Les vieux lui donnaient des euros et lui il leur rendait la monnaie en francs, des anciens francs en plus. Bref on l’a à l’œil ce connard de Gégé. Donc je disais quoi ? Ah oui, donc au début, pour ces faux billets, on a soupçonné un petit nouveau qui venait d’être embauché, mais après enquête, rien. Il est clean comme du linge après un nettoyage au Bonux en machine. On a donc fait appel aux enquêteurs de la Police nationale. Mais attention, ceux de Paris, pas ceux de Clermont-Ferrand, ville proche de Chamalières où est située notre imprimerie. Les flics de Clermont-Ferrand sont très sympas, ils participent aussi à l’enquête. Mais plus pour apprendre des policiers parisiens et aussi pour leur apporter les cafés et les sandwichs ou recharger leurs téléphones portables. On comprend un peu car le délit le plus grave qui s’est passé à Clermont a été un vol de mobylette, une Peugeot 103 en 2005. En dehors de ça, c’est très calme à Clermont-Ferrand, trop calme même du goût des flics de Clermont-Ferrand qui s’ennuient parfois et qui veulent de l’action comme à Paris. Donc, dans cette enquête, il y a aussi les enquêteurs de la Française des Jeux, qui sont de fins limiers également, comme ceux de Paris. A ce qu’il paraît les enquêteurs de la FDJ sont d’anciens commissaires de la PJ et des services secrets français. Vous qui êtes journaliste chez lejournalnews.com ou je sais pas quoi, vous devez être au courant ? Non ?. Bref, après 2 heures d’investigation, les policiers ont remis les conclusions de leur enquête à la direction de la Banque de France à l’Elysée. Résultat, les faux billets sont fabriqués par des imprimantes vendues dans le commerce. C’est vraiment dingue cette histoire. Je vais vous dire une chose, mon bon journaliste, mais ne la répétez surtout pas sinon je n’aurai pas droit à ma réduction de 50% sur les billets de banque. C’est l’un des avantages que l’on a quand on travaille à la Banque de France, les billets à moitié prix, avec un plafond de 500 euros par mois. Donc, l’autre jour, pour se marrer, avec les collègues, on a comparé les vrais billets avec les faux que les commerçants qui se sont fait avoir avaient rapporté. On a joué au marchand et au client avec les collègues de l’imprimerie. Les faux sont tellement bien faits que j’ai pris le faux et déposé le mien, un vrai billet, dans le coffre. Après avoir fini le boulot, je suis allé à La Poste pour renvoyer le colis d’une pinard-box achetée sur internet. Quand je l’avais reçu la veille, l’une des bouteille de vin était cassée. Bref, je m’éloigne un peu du sujet. Donc, je disais que j’avais un faux billet sans le savoir. Moi, comme je ne savais rien, j’ai payé avec le faux. Devinez quoi. Ils ont vu que dalle aux PTT, ni le guichetier, ni sa machine à détecter les faux billets. Ils sont vraiment très bien faits ces faux biftons de 10, 20, 50, 100, 200, 500 et 1.000 euros. Par contre les billets de 5.000 et 10.000 euros sont plus difficiles à imiter. D’abord parce qu’ils sont en reliefs. Mais avec leurs foutues imprimantes 3D on devra être plus vigilants. Ensuite parce que peu de gens savent qu’ils existent et que ces très grosses coupures ne sont utilisées que dans des endroits élitistes. Je parle des vrais billets. Ils circulent dans les très grands clubs privés de poker, là où les joueurs y laissent leurs fortunes, leurs maisons, leurs voitures et leurs compagnes ou leurs compagnons. Ne rigolez pas c’est déjà arrivé. Et aussi dans les très grands clubs de foot pour payer les joueurs en liquide quand ils ont un gros découvert à la banque. Les gens doivent rendre leurs imprimantes et la Banque de France les remboursera si les commerces dans lesquels ils les avaient acheté ne veulent pas les reprendre. En plus, si les imprimantes ne sont pas retirées du marché, on va se retrouver au chômage avec les collègues de l’imprimerie. Qui voudra de nos vrais billets si les gens peuvent les imprimer chez eux ?. Avec du papier 90g en plus, celui vendu en papeterie du coin ou à l’hypermarché. Non, non, les gens doivent être raisonnables et redonner leurs imprimantes”, précise un responsable d’atelier de l’imprimerie de la Banque de France.

“Rendre leurs appareils”

Aussi, la Banque de France demande à tous les possesseurs des marques d’imprimantes de la liste, que nous publions ci-dessous, de rendre leurs appareils. “Les personnes doivent rendre leurs imprimantes dans les boutiques où ils les ont acheté. Mais si la boutique refuse, alors à ce moment-là ils pourront venir chez nous au siège de la Banque de France, mais uniquement si le commerçant ne veut pas le rembourser. Si les individus n’ont pas leur ticket d’achat ce n’est pas grave car nous connaissons tous les prix de chaque chose à la Banque de France. Chaque année, nous bénéficions d’une formation spécifique pour connaître la valeur de chaque bien vendu sur le territoire national. En gros pour résumer. Produit ou service égal achat, achat égal monnaie, monnaie égal billets ou pièces, billets ou pièces égal Banque de France. Point. Au début, c’est compliqué pour les petits jeunes de 40 ans qui intègrent notre historique établissement, mais on s’y fait très vite après. On calcule la valeur des choses même après le travail. Quand on marche, on regarde un produit en vitrine ou sur un étalage et hop, on devine le prix, à la centime près. Ne travaille pas à la Banque de France qui veut”, indique un haut fonctionnaire de la Banque de France.

 

Liste des imprimantes vendues dans le commerce capables d’imprimer de faux billets quasi-parfaits, à retourner à la Banque de France.

  • HP : Color LaserJet (HL004slt, HL119tpmp, HL220onpc, HL359udpp, DCP548lmlc, DCP643tlmvpsp, DCP741dals, MFC204vtep, MFC656lfauit).
  • Lexmark : Laser (C201mais, C203ou, C351est, C364donc, C409or, C528ni, C842car).
  • Canon : Laser (DO102, RE265, MI356, FA429, SOL591, LA678, SI755, DO807).
  • Brother : Laser (M845vw, M856ok, M862pq, M871qi, M887rt, M891fb).
  • D’autres modèles de marques Xerox (série f), Ricoh (série a), Epson (série k) et Sharp (série e).

 

 

 

Crédit-photo : bru-nO, pixabay, cc0.

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