Indemnité inflation de 100 euros : « Quand on parle hausse des prix, à partir d’une certaine prime, tout le monde se détend », Machiavel.

Face à la colère refoulée d’une très grande de la population suite à la hausse des prix des carburants, de l’électricité et du gaz, le gouvernement a décidé d’accorder une indemnité exceptionnelle de 100 euros aux salariés, aux indépendants et aux étudiants. « Cette somme de 100 euros est injustement surnommée prime berceuse par l’opposition. Mais cette prime est avant tout un geste pour montrer que nous comprenons les difficultés auxquelles font face les sans-le-sou », confie un élu de la majorité, tout en réservant une table dans un restaurant étoilé de la capitale.

« Il y a des personnes empathiques à droite aussi, non ? »

Du côté de 38 millions de démunis et de salariés de la classe moyenne gagnant moins de 2.000 euros net par mois qui recevront ce montant, les sentiments sont partagés.


« Quand je vais mettre du diesel dans ma bagnole, dans ces 100 euros que le Castex va généreusement me donner, il y a 56 euros de taxes, là n’dans. Je ne suis pas bougon, ni râleur de nature, mais je me demande si ce gouvernement ne me prend pas pour un con. Il ne le ferait pas quand même ? Il y a des personnes empathiques à droite, non ? », demande un ouvrier payé au SMIC.

« Du très grand art… »

« Moi, je prends et avec le sourire. Je vais m’offrir du carburant pour mon corps. Le 20 de chaque mois, je n’ai presque plus rien à manger. Avec ces 100 euros, je vais pouvoir m’acheter de quoi accompagner les traditionnelles pâtes de fin du mois. Bouffer de la viande entre le 20 et le 31, je n’ai pas connu ça depuis que je ne vis plus chez mes parents », se réjouit une employée qui a dû emménager à 500 kilomètres de son domicile familial pour raison professionnelle.

Même constat chez les politologues et les experts en économie. « Je ne sais pas qui a pondu cette idée de prime, mais c’est du génie pur et simple. Tu allonges 100 euros et t’as la paix sociale. Du très grand art », analyse un consultant en gestion de crises sociales.

« J’aurais plutôt dit cynique, oui »

Ainsi, cette situation a été l’occasion de ressortir une citation du légendaire penseur humaniste Machiavel. Il avait émis la thèse, lors d’une mission en tant que conseiller de la République florentine, selon laquelle que « quand on parle hausse des prix, à partir d’une certaine prime, tout le monde se détend ».

« Humaniste ? Machiavel ? J’aurais plutôt dit cynique, oui », fait savoir un salarié syndicaliste, qui se demande s’il doit ressortir son gilet et ses banderoles de blocage de rond-point maintenant ou après les fêtes de fin d’année.

 

Crédit-photo : Max Pixel, cc0.

 

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