Hommage au Pibe de Oro : les Îles Falkland renommées Îles Maradona par l’Angleterre. L’Argentine salue ce geste diplomatique.

Le football est décidément bien plus qu’un sport. La preuve en est encore une fois donnée dans le domaine de la géopolitique. Explications.

Suite à la tragique disparition de la légende du foot Diego Armando Maradona, le 25 novembre dernier, l’Angleterre a décidé de lui rendre hommage de manière magistrale, “à l’image du talent du Pibe de Oro (gamin en or, ndlr) et de tout ce qu’il a apporté au monde du football”, explique un fan anglais. “Diego nous a quand même permis d’éliminer ces tricheurs d’anglais lors de la Coupe du Monde 1986. Oui, ce sont des tricheurs. Ils nous ont pris les Îles Malouines. Si ça, c’est pas de la triche, dites-moi ce que c’est ?”, demande un fan argentin. “Mais je reconnais bien là le fair-play british. C’est bien beau de donner le nom de Maradona à nos îles, mais il serait temps de nous les rendre”, ajoute-t-il.

“Tu ne verras jamais un argentin


boire son maté à 17 heures”

Ainsi, les lointaines Îles Falkland, ou Îles Malouines selon les argentins, porteront désormais le nom d’Îles Maradona, en hommage à la légende du ballon rond. Le décret a été publié dans le Journal officiel britannique, dès le lendemain du décès du génie du ballon rond.

Le paisible archipel en question est situé dans l’Atlantique sud. Les Îles Malouines, ou Îles Falkland, sont des terres revendiquées aussi bien par l’Angleterre que par l’Argentine. Découvertes au 16ème siècle, les 750 îles et îlots ont été successivement colonisés par la France, l’Espagne, puis par l’Empire britannique. Lors du départ des espagnols, les argentins ont réclamé le rattachement des Malouines à leur territoire. “Depuis la victoire des anglais en 1982, les argentins l’ont mauvaise, analyse un historien du football. Depuis la défaite contre les bouffeurs de pudding (anglais, ndlr), les bouffeurs de viande rouge (argentins, ndlr) ont des nausées dès qu’ils entendent quelqu’un parler anglais, même à la télé ou au cinéma. Tout ce qui est en rapport avec les buveurs de thé au citron (anglais, ndlr) : ils évitent au maximum. Pour preuve, tu ne verras jamais un argentin boire son maté à 17 heures. Impossible.”

Faute d’accord entre les deux pays, la Premier ministre Margaret Thatcher envoya des soldats dans les îles Falkland suite à l’invasion des îles décidée par le régime dictatorial argentin de l’époque. La guerre qui éclata fut brève et vit la victoire des anglais.

“Ces têtes de gland jouaient en costume 3 pièces style Peaky Blinders jusque dans les années 60”

“Nous leur balancions des pingouins et des phoques quand on était à court de munitions. On leur balourdait aussi des lions de mer sur la tronche, mais c’était plus rare. Il y en avait moins. Et des dauphins, aussi. On utilisait des catapultes empruntées à nos musées incas. Malgré ça, on a perdu cette putana de guerra (put***de guerre, ndlr)”, explique un ancien soldat argentin. Un général ajoute :  “D’une part, les Malouines sont plus proches de Buenos Aires que de Londres. Et puis, il y avait les espagnols au tout début. Nous, en Argentine, nous parlons espagnol avant même de savoir danser le tango, à ce que je sache. Je mets au défi les anglais de dire un seul mot d’espagnol en dehors de tequila ou tapas. Je les mets également au défi de danser le moindre pas de tango. Ils ne sauront pas. Ces cabrones (anglais, ndlr) se croient toujours tout permis, comme d’habitude. Tout ça parce qu’ils ont inventé le football. Ces têtes de gland (anglais, ndlr) jouaient en costume 3 pièces style Peaky Blinders jusque dans les années 60. Heureusement qu’il y a eu les hippies pour changer ça. Les snobs (anglais, ndlr) doivent se calmer une bonne fois pour toutes, sacré nom d’un milonguero (féru de tango, ndlr) qui se met à la samba”, se désole un élu argentin.

“Enfoirés de brésiliens”

Lors d’une conférence de presse, le gouvernement argentin a salué ce changement de nom. “Le foot anglais, pour résumer, c’est du cassage de tibias, rien de plus. Les seuls joueurs qui dribblent en Premier League, ce sont les joueurs étrangers recrutés à prix d’or par les clubs anglais. C’est en partie grâce à Diego qu’ils ont appris à faire des dribbles et marquer des buts de folie”, fait savoir un journaliste sportif.

“Grâce à Diego, nous, les argentins, nous ne sommes plus vu uniquement comme des danseurs passionnés de tango. Dès que les gens, dans le monde entier, entendent le mot Argentine, ils pensent automatiquement à Maradona et au football. Ce n’est plus réservé à ces enfoirés de brésiliens, avec tout le respect que j’ai pour les danseurs de samba dans leurs costumes à plumes de paon. Les Îles Malouines qui deviennent Îles Maradona, ce n’est que justice, car nous, les argentins, nous respirons foot, nous vivons foot, nous mangeons foot, nous faisons l’amour foot. Le football est dans nos gènes. Je salue l’initiative des anglais dans ce changement de nom de nos îles. Allez ! On se regarde encore une fois le match Argentine-Angleterre de 1986, avec les buts et les dribbles dévastateurs de Diego, paix à son âme”, explique un membre du gouvernement albiceleste.

“Pas un seul de nos attaquants ne sait dribbler”

Cet hommage de la part des autorités britanniques représente une première dans la longue histoire de la politique des affaires étrangères mondiales. “Le génial Maradona a marqué une seule fois de sa vie de la main et on doit lui en vouloir à vie ? Non. Pas de chance, c’était contre nous, mais il faut savoir pardonner dans la vie. Et surtout, il faut savoir s’avouer vaincu. Nos meilleurs joueurs sont tous défenseurs. Pas un seul de nos attaquants ne sait dribbler. Ils font des reprises de volée, tout au mieux. Ces bites (attaquants anglais, ndlr) marquent tous de la tête, en plus. Et puis, qui sommes-nous pour juger un joueur aussi phénoménal que Maradona ? La Coupe du Monde 86 ?, c’était il y a longtemps, il y a prescription. De toute façon, nos bonnes manières british nous interdisent d’être rancuniers. Les Îles Maradona, ça sonne bien aussi”, indique un Lord du Parlement britannique.

 

Crédit-photo : pxhere,cc0.

 

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