Z Event – 10 millions d’euros : « Ces petits cons auraient pu réserver une partie de cette somme à l’achat de photocopieuses, feuilles A4 et ordinateurs pour les écoles, les collèges et les lycées », conseille un Professeur de lycée.

Le légendaire événement caritatif Z Event, créé en 2016 par les célèbres Adrien Nougaret et Alexandre Dachary, respectivement connus sous les pseudonymes ZeratoR et Dach, a eu lieu du 9 au 11 septembre dernier dans la liesse et l’euphorie numériques. Près de 57 streamers ont réussi à récolter plus de 10 millions d’euros grâce aux appels aux dons des participants. Un record. Les sommes récoltées iront aux associations LPO (Ligue pour les Oiseaux) ,Sea Shepherd, The Sea Cleaners et WWF qui œuvrent pour l’écologie et la protection de l’environnement.

« Appel à la générosité 2.0 »

Malgré la joie que suscite cette mobilisation verte, des voix, aussi asthéniques qu’accablées, s’élèvent pour soumettre une remarque mêlant doléance et appel au secours désespéré.


En effet, des professeurs souhaitent donner un conseil aux streamers et aux donateurs du Z Event au sujet de cet argent monumental amassé. « Je sais bien que ce n’est pas aux streamers de s’occuper de l’enseignement, mais le problème, c’est que ni notre ministère (ministère de l’Éducation nationale, ndlr) ni Matignon ni l’Élysée ne nous entendent. Résultat : nous en faisons appel à la générosité 2.0 de celles et ceux qui veillent jusqu’aux aurores devant leurs écrans au lieu de dormir ou de réviser pour aller en cours le lendemain, soit dit en passant. Nous sommes tombés bien bas, nous les profs, a demander du pognon aux élèves », s’insurge un Directeur d’école primaire.

« C’est grâce à nos cours que ces petits ingrats arrivent à jouer à leurs jeux vidéo… »

Ainsi, les profs en appellent au bon cœur des fans de jeux vidéo. « C’est tout à leur honneur de défendre l’écologie, mais ces petits cons auraient pu réserver une partie de cette somme à l’achat de photocopieuses, feuilles A4 et ordinateurs pour les écoles, les collèges et les lycées. Ils l’oublient, mais c’est grâce à nos cours que ces petits ingrats arrivent à jouer à leurs jeux vidéo. Sans tout le savoir qu’ils ont acquis à l’école, arriveraient-ils à paramétrer leurs joujoux sur écrans (jeux vidéo, ndlr), à brouiller les mini-cartes des ennemies dans Call of Duty ou bien à compter les Minecoins pour acheter des skins dans Minecraft ? « , demande le Professeur d’un lycée oublié par le ministère de l’Éducation nationale.

« La photocopieuse à alcool, je l’ai payée de ma poche »

Mais ce collège n’est pas le seul établissement public à manquer de moyens. « La seule photocopieuse de mon école a rendu l’âme. Elle datait des années 80, elle a tenu comme elle a pu quand même. Heureusement que j’ai réussi à trouver une machine à polycopier à alcool à rotation manuelle dans une brocante sinon j’aurais été contrainte d’utiliser du papier carbone pour copier à la main les polycopiés de ma classe de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2. La photocopieuse à alcool, je l’ai payée de ma poche. Dis-le au ministre, me demande une Professeure des écoles qui réside dans un village du Lubéron. Si vous pouviez écrire dans votre article que nous manquons de moyens et de personnel, cela serait aimable de votre part, mon p’tit. À force de supprimer les classes, je dois me charger de tous les élèves de mon village et des 10 autres environnants. »

« Même pas des Pentium, des put*ins de pc 486 ! »

Même son de cloche dans un établissement situé dans le centre d’une très grande ville de France. « Nous avons de magnifiques bâtiments, du luisant parquet en bois noble, mais comment je fais pour apprendre à mes élèves l’informatique sur des préhistoriques 486 ? Même pas des Pentium, des put*ins de pc 486 ! », se désole un Professeur de techno.

 

Crédit-photo : TEREX12 de Pixabay.

 

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