Les tests covid pourront se faire sous anesthésie générale en option pour 30 euros.

Suite au très grand nombre de crises de panique durant les test covid, provoquant griffures, morsures et uppercuts sur le pourtant patient, placide et stoïque personnel soignant, le gouvernement a mis en place une option qui rassurera certains de nos douillets citoyens.

Bien que le personnel en charge des tests PCR prend la chose avec calme et philosophie, les nombreux cas de violence involontaire a entraîné une modification de taille dans le processus de dépistage du coronavirus.

“à croire que je leur dois du fric…”

“Engagez-vous pour tester les gens, qu’ils disaient, soupire un interne en médecine bénévole. J’ai failli rester à l’hosto plein de fois. Les personnes qui viennent passer un test PCR ne sont pas méchantes, mais c’est dingue comment un coton-tige de 15 centimètres dans le pif jusqu’à la paroi arrière du pharynx, d’une seule traite, peut les rendre agressives, à croire que je leur dois du fric. Entre les coups de boules, les coups de pied dans mes parties génitales et pire : les insultes vis-à-vis de ma mère, c’est dur de dépister les gens. En parlant de ma mère, qui n’est pas une put*, contrairement à ce que m’ont balancé à la figure certaines personnes testées quand je tripatouillais le nez, j’aurais dû l’écouter. Elle voulait que je fasse l’ENA. Je ne m’étais jamais posé la question, mais là, j’aurais peut-être dû suivre son conseil.”

“T’as beau leur parler avant et les rassurer… ils stressent quand même”

“Pour les tests dans les drives, l’astuce, c’est de ne pas passer devant les bagnoles. J’ai failli me faire écraser plein de fois, quand les collègues introduisaient les coton-tiges dans le groin des gens. T’as beau leur parler avant et les rassurer, leur expliquer le déroulé du test, ils stressent quand même, les asticots. Pareil, quand tu les caresses dans le sens du poil : rien, walou, nada, peau de balle. Plus tu restes éloigné des bagnoles, mieux c’est”, conseille un étudiant en école vétérinaire.


Le test covid est un passage obligé pour savoir si une personne est contaminée ou non. “Quand il y a de la fièvre et de la toux, c’est déjà trop tard. Il faut appeler un intubé un intubé. Avec les maux de tête, les lésions cutanées, les courbatures, les cascades de diarrhées, la perte de goût et d’odorat, et une fatigue digne d’un demandeur d’emploi quand il rédige ses lettres de motivation : t’es sûr que tu seras bon pour le respirateur, sans être pessimiste”, prévient un urgentiste, inscrit aux paranoïaques anonymes.

“pour le bien de l’économie”

Pour faire face aux crises d’angoisse et aux ruades vers la sortie des centres de dépistage, les anesthésies sont donc proposées en option dès ce matin. Un paiement forfaitaire de 30 euros est demandé pour les personnes qui désirent savoir si elles seront isolées durant une semaine ou plus si elles font partie des groupes à risque. “J’ai pensé arrêter la clope, mais avec mon embonpoint et mon âge avancé, ça ne servira à rien si je chope cette saloperie de coronavirus de mes deux”, évalue un débonnaire cinquantenaire.

Le reste des frais sont pris en charge par la vitale Sécurité sociale et les mercantiles mutuelles de santé. “Ces anesthésies nous coûteront un pognon de dingue, mais c’est pour le bien de l’économie. Put*** !, les gens chialent pour un coton-tige dans le nez. Heureusement qu’on n’est pas en guerre. Durant la 1ère guerre mondiale, les poilus bouffaient dans les tranchées, comme si de rien n’était, avec un obus dans le crâne. Ils n’ont jamais décampé, ni bronché, bien au contraire”, explique un haut fonctionnaire du ministère du Budget.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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