Tenue républicaine à l’école publique : costumes et jupes “style amish” dès la prochaine rentrée scolaire en France pour élèves, étudiants, enseignants et ATSEM.

L’affaire des directeurs d’établissements qui avaient réprimandé des jeunes filles portant des croc-tops, débardeurs et t-shirts courts faisant apparaître le nombril, fait la une de la presse nationale. Les uniformes obligatoires feront également parler d’eux, sans aucun doute.

Suite aux hausses des températures, dignes d’un réchauffement climatique, et en adéquation avec les tendances vestimentaires actuelles, les jeunes filles portent des tenues légères, en toute normalité. “Moi, je m’en fous des tendances. Si je m’habille comme ça, c’est surtout pour ne pas étouffer sous mon masque de protection contre le coronavirus, prévient une étudiante. Dans l’amphi de ma fac, il fait 50° Celsius.”

“Pas un mot sur les tenues des garçons, c’est normal ?”

Malgré tout, le ministère de l’Éducation nationale a exigé qu’élèves et étudiantes portent des “tenues correctes“. “Le niveau des élèves est en chute libre. Les décolletés et autres vêtements courts y sont pour quelque chose. Vous avez vu comment les niveaux des élèves en orthographe et en math ont baissé ? Les garçons sont des brêles par rapport aux filles, ce n’est pas une coïncidence”, analyse un élu parlementaire, favorable à des sanctions administratives contre les jeunes filles qui portent des mini-jupes au collège, au lycée et dans le supérieur. “Pas un mot sur les tenues des garçons, c’est normal ? On est où ?”, questionne à son tour une syndicaliste, accessoirement féministe pour la bonne cause.

Mais tous ne sont pas de cet avis. “C’est trop cool, ces uniformes. Dans mon bahut, il y a 5 nanas pour un total de 752 élèves. Elles portent toutes des joggings pour venir en cours. C’est très bien la jupe. J’ai bien fait de ne pas m’être inscrit à une école de commerce. J’ai hâte d’être à l’année prochaine”, jubile un étudiant en BTS de maintenance industrielle.


“Les genoux devront être recouverts”

Pour réglementer les tenues vestimentaires, le ministère de l’Éducation nationale va ordonner le port d’un uniforme, “à la manière des bouffeurs de pudding (anglais, ndlr)”, selon un Professeur d’Histoire, grand fan de Napoléon, opposé au port de l’uniforme.

“Costume avec cravate pour les garçons et jupe style amish pour les filles. Nous sommes prêts à faire des concessions sur la longueur des jupes. Cependant, les genoux devront être recouverts. Il en va des valeurs républicaines”, prévient un fonctionnaire du ministère.

“C’est le monde à l’envers”

Enseignants et professeurs, anciens soixante-huitards ou non, ne comprennent pas cette décision qui va à « l’encontre des libertés publiques des citoyens », selon un ancien hippie, devenu Professeur en Droit des affaires à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas. “Nous ne sommes pas en Corée du Nord ou dans je ne sais quel pays rigoriste. Si ça continue, on va demander aux profs de ne pas porter de tatouages. C’est le monde à l’envers”, prévient-il.

“Coton 100% bio”

L’appel d’offre pour les commandes d’uniformes a été publié aujourd’hui. De très grands noms de la mode sont intéressés par ce marché gigantesque, entièrement financé par les mairies.

“Nous ne sommes pas franchement pour, mais les costumes et jupes seront en velours pour les uniformes d’hiver. C’est bien stipulé dans l’appel d’offre. Pour ceux d’été, c’est précisé que les vêtements devront être en coton 100% bio. Encore un coup de ces enfoirés d’écolos anti-fourrure. Tout le monde les caresse dans le sens du poil”, explique le designer d’une prestigieuse marque de vêtements de luxe. “On aura ces frimeurs du luxe sur les prix. Vu les budgets de l’État, ça se gagnera au moins-disant. Ça nous arrange, car on sous-traite toute notre production dans des pays à bas-salaires, avec 0% d’enflures de syndicats qui gueulent quand on fait bosser des ados de 7 ou 8 ans”, se réjouit le responsable achats d’une célèbre marque de prêt-à-porter.

 Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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