Quarantaine sur Tinder : les 40 profils supprimés par l’artiste Noemi Iglesias créeront en réponse une œuvre d’art intitulée « 40 masturbations de dépit ».

Quarante dates Tinder pendant quarante jours à raison d’un rendez-vous par jour, et 24 heures maximum par rencontre, telle est l’œuvre artistique réalisée par l’art

iste Noemi Iglesias. Au bout de ce délai, chaque profil était supprimé, même si le feeling passait. « D’habitude, la personne supprime mon contact après chaque encontre, mais c’est parce que je ne lui plaisais pas. Là, c’est pour la bonne cause, ça me rassure », se réjouit l’un des prétendants.

« Nom d’une capote ! »


Mais tous ne prennent pas cette création artistique aussi bien.

« Je comprends mieux maintenant pourquoi Noemi me demandait l’heure toutes les 20 secondes. C’était chronométré son expérience, en fait. Moi qui croyais qu’elle avait hâte d’aller au pieu. Encore une désillusion », a indiqué l’un des protagonistes.

« Cette Noemi, c’est mon ex qui l’a envoyée, non ? », me demande l’un des prétendants qui assure ne pas être paranoïaque.

« Nom d’une capote ! Elle n’aurait pas pu faire son expérience artistique de mes deux dans une autre ville que Taïwan ? Tu sais combien de temps il me faut pour caler un rendez-vous ? Je bosse 20h/24. Je dois surveiller les cours dans les bourses de Toronto, de New York, de Londres, de Paris, de Francfort, de Shenzhen, de  Shanghai, de Hong Kong, de Tokyo et de celle de Taïwan où je travaille », rouspète un trader en bourse, les yeux rivés sur deux écrans de smartphones en simultanée.

« Le Directeur du musée a cru qu’on voulait tourner un film pour adultes »

« Elle me plaisait vraiment, Naomi. Et apparemment, c’était réciproque. J’ai remarqué ses tétons qui pointaient comme des missiles. Au final, je suis rentré bredouille, la queue entre les jambes si vous me permettez l’expression. La vie est injuste », philosophe un autre participant à cette production artistique. Il ajoute : « Production artistique ?, mon cul, oui ! Moi, j’ai surtout vu une production de sperme dans mes baloches. Je ne parle même pas de la production de testostérone, digne de celle d’un ado devant un film de boules. Que dis-je production ? Surproduction, oui ! »

Pour répondre à l’artiste et à son « Quarantine sur Tinder », les 40 recalés se réuniront pacifiquement pour réaliser l’œuvre intitulée « 40 masturbations de dépit » dans un prestigieux musée de Taïwan. « Le Directeur du musée a cru qu’on voulait tourner un film pour adultes, mais il a finalement compris. En plus, il était parmi les dates de Naomi. Il a vite accepté de nous prêter une salle. Nous aurons à disposition la plus grande salle du musée, en plus. Il s’est même proposé d’envoyer lui-même les communiqués de presse, en plus de participer à la branlette artistique collective. Il est enthousiasmé par le projet. Toutes les personnes qui travaillent avec lui au musée m’ont dit qu’elles ne l’ont jamais vu aussi motivé par un projet artistique », a fait savoir l’organisateur de la création.

« Quarantine » sur Tinder.

Source : Brut – Twitter.

 

Crédit-photo : Couleur de Pixabay.

 

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