Société

Paris : les LGBTQI devront traverser sur les passages arc-en-ciel à partir du 1er juillet prochain.

La Mairie de Paris, pour célébrer la Journée des fiertés, avait peint de nombreux passages piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel, sigle de la communauté LGBTQI.

Mis à jour, le 30.06.18 à 08h17mn.

La Mairie de Paris avait expérimenté le passage piéton dédié à la communauté LGBTQI, lesbiens-gays-bi-trans-queer-intersexe, dans plusieurs rues du mythique quartier du Marais, dans les 3ème et 4ème arrondissement de l’onéreuse capitale française. Cela rentre dans le cadre de la Marche des Fiertés, qui se déroulera à 14 heures, samedi 30 juin, à Paris. « Au début, c’était pour la Marche des Fiertés. Nous ne disons pas que les hétérosexuels ne sont pas fiers. Ils le sont également, même si la plupart sont de gros machos, avec des poils sur le torse et des sourcils qui ressemblent à des paillassons. Nous, à la Mairie de Paris, nous respectons tout le monde. Que cela soit clair une bonne fois pour toutes. Donc, pour en revenir à cette histoire du passage arc-en-ciel. Cela va modifier grandement l’urbanisme de la ville, mais je trouve cela beau. Même si de nombreuses personnes, hétéros et LGBTQI, trouvent que cela fait penser à Tougentil, le personnage des Bisounours. Tougentil lance un arc-en-ciel pour faire un feu d’artifice ou décorer la pièce d’une maison. Elle aime également la mode. Cela tombe bien, Paris est la capitale de la haute couture, du design et du luxe », déclare un élu parisien.

Après avoir remarqué que seuls les membres de la très élitiste et snob communauté LGBTQI traversent sur le passage arc-en-ciel, la Mairie de Paris a décidé de repeindre aux couleurs LGBTQI, une bande dédiée, à côté du passage traditionnel de couleur blanche, l’ensemble des passages piétons situés dans les voies parisiennes. « C’est une très bonne idée leur passage piéton. Moi, perso, j’en avais marre de traverser à côté d’hétéros qui sentent la sueur de 3 jours. Il y a des clichés infondés, qui sortent de je ne sais où, mais pour l’odeur sous les aisselles, c’est pas une légende urbaine. Plein de fois j’ai vomi sur les passages piétons, tellement ça sentait mauvais. Là au moins, je traverse sans être dérangé », se félicite un étudiant gay strasbourgeois, récemment installé à Paris.


La Mairie de Paris a fait appel à des migrants pour travailler, week-ends et soir compris, afin que tous les passages piétons soient prêts pour le 1er juillet prochain. « Seuls les migrants et réfugiés politiques acceptent de travailler un dimanche ou le soir. Les travailleurs français ou étrangers, en situation régulière, veulent tous partir à 17 heures. Même en leur proposant des augmentations, équivalentes à celles que touchent les élus du Conseil de Paris ou de l’Assemblée nationale, ils refusent », se désole un élu du Conseil de Paris.

Suite à d’ignobles tags homophobes, la Mairie de Paris a fait savoir que toute personne interpellée devra visionner et écouter, en intégralité, durant sa garde à vue, le concert de l’Elysée qui a été organisé lors de la Fête de la musique.

« Les enculés qui n’aiment pas ceux qui se font enculer »

« Ces tags haineux sont scandaleux. Les enculés qui n’aiment pas ceux qui se font enculer devraient regarder et analyser leur propre sexualité. Ceux qui ont fait ces tags et ceux qui soutiennent l’homophobie n’ont que les odieux termes pédés, pédérastes, gouines, tantouses à la bouche. Notre mode de vie doit sûrement leur plaire, c’est une sorte d’attirance cachée, sinon pourquoi parle-t-il de nous, la communauté LGBTQI, dans chacune de leurs conversations. Quand tu parles d’un sujet, c’est que cela t’intéresse, non ?. Les homophobes font une fixette sur nous, sur nos choix, sur nos désirs et sur nos libertés. A la place, ils pourraient parler de musique, d’art, de la météo. Et bien non. Ils n’ont que les mots pédéraste, pédé, gouine, tafiole, tapette et tata à la bouche. Je ne suis pas psychiatre, mais cela ressemble à de l’homosexualité refoulée. Un jour ou l’autre, on les rencontrera, attablés autour d’un bon verre, discutant, riant, dansant et chantant, dans l’un des bars gay de Paris ou d’ailleurs, en France ou à l’étranger. Il y a des gays qui étaient homophobes avant. Qu’ils le veulent ou non, il y viendront. Quand tu comprimes un désir, à un moment il y a réaction. C’est comme un ressort. De toute façon, on comptabilise les homophobes comme membres de la communauté LGBTQI dans les sondages que notre association réalise. Dans un sens, cela leur ferait grand bien de se faire visiter sexuellement, autrement, par des voies qu’ils adoreraient, tellement ils ont l’homosexualité à la bouche. Concernant ces passages piétons arc-en-ciel. L’initiative a été bonne, au début, sur quelques rues de Paris. Mais il n’y avait pas besoin de la généraliser à toute la ville de Paris. Mais selon moi, tout le monde devrait avoir le droit de traverser sur ces passages arc-en-ciel, hétéros et homos. Pourquoi la Mairie de Paris a-t-elle choisi d’autoriser l’accès uniquement à la communauté LGBTQI ?. En plus, les couleurs de l’arc-en-ciel, c’est pas top. C’est trop basique, trop simple. Il n’y a pas de recherche créative. Maintenant que c’est le logo de la communauté à l’échelle internationale, c’est pas moi qui pourrais changer ça. Cette flopée de couleurs, c’est d’un mauvais goût. Pas besoin de nous mettre toute la gamme de couleurs d’un coffret de tubes de peinture acrylique d’un magasin d’art et loisirs créatifs. Mais bon, on ne va pas rouspéter H24, comme le fait Roger, le président de notre association. Roger est une lesbienne qui se prend pour un camionneur. D’ailleurs, je profite de cette interview pour lui dire d’arrêter de nous broyer la main à chaque fois qu’on lui dit bonjour lors des réunions de l’association », demande l’un des adhérent d’une association de défense de droits LGBTQI.

 

 

 

 

 

Crédit-photo : Chabe01, cc by-sa 4.0.

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