Brexit : début d’épidémie de peste dans la City de Londres, désertée par les Traders.

Le quartier des affaires, déserté par ses traders étrangers partis travailler en Europe, est en proie à la propagation de maladies et à une famine sans précédent.

Macabre spectacle en plein centre-ville de Londres, son quartier d’affaire est en ruine. Des rats musardent au milieu de carcasses d’ordinateurs et de tas de dossiers et feuilles A4 jetés à même le sol des rues. Les artères sont désertes, seuls quelques traders britanniques errent aux alentours du London Stock Exchange, la mythique bourse de Londres, ou plutôt de l’ancienne bourse, car elle n’est plus que vestiges.

La multitude d’animaux a envahi les ruelles et les bureaux abandonnés. Rongeurs, chauve-souris, ratons-laveurs sont maîtres des lieux. Les animaux carnassiers, renards et chiens errants, s’accaparent peu à peu les lieux. Apportant leur cortège de maladies contagieuses, dont la peste noire. L’Institut Pasteur a envoyé un cargo de vaccins en direction de la Grande-Bretagne.

La population civiles a fui. Tout le monde est parti, hormis une catégorie d’individus : les traders de la City.

Obligés de rester en Angleterre, déchus de leur permis en Trading international leur permettant d’exercer en Europe, des suite du Brexit, les courtiers, sont isolés et pour passer le temps, simulent des ventes et des achats d’actions entre eux, nostalgiques des heures glorieuses londoniennes.

Ils peuvent encore effectuer des transactions, tapiner comme disent les courtiers dans leur jargon, mais uniquement dans leur nation. Une seule  bourse mondiale a la possibilité de traiter avec la place londonienne, celle du Vanuatu, petit île membre du Commonwealth, proche de l’Australie. Mais le Vanuatu a refusé, malgré les demandes du 10 Downing Street, siège du Premier Ministre, ainsi que malgré les ordres de Buckingham Palace. Il se murmure que la Reine Elisabeth a ordonné au Ministère de la Marine Royale d’envoyer tous ses navires de guerre en direction de la minuscule île située dans l’Océan Pacifique, dans le but de les faire changer d’avis. Mais aucune réponse pour le moment de la part des autorités de l’île.

La place financière londonienne est professionnellement proscrite et n’exécute d’opérations qu’avec elle-même.

Ils sont les derniers survivants d’une place boursière autrefois florissante. Mais la sortie de l’UE de l’Angleterre a poussé la totalité des professionnels non-britanniques de la finance à s’expatrier vers d’autres places spéculatives, telles que Paris, New-York ou Tokyo, laissant ainsi un cortège de col-blancs livrés à eux-mêmes.

Andrew est l’un des naufragés de la City. Il est en costume-cravate et coiffé. Mais une odeur nauséabonde se dégage de lui. Il ne s’est pas lavé  depuis plus de 6 mois. L’eau est rare. Les canalisations ne fonctionnent plus dans ce quartier, naguère huppé. L’eau est un bien rare et donc précieux. Les traders le savent. La loi de l’offre et la demande, ils n’ont connu que cela durant des années dans leur travail. Les habitants de la City sont obligés d’aller chercher de l’eau avec des bidons en plastique dans les quartiers voisins. Seul le courant fonctionne. Le Maire de Londres a mis en place un canal humanitaire entre la City et le reste de Londres. Il leur fournit eau, nourriture et également électricité. “Cela permet à ces professionnels, qui nous ont tant fait gagner d’argent à l’économie anglaise par le passé de leur permettre de pouvoir regarder leurs écrans d’ordinateurs et les ménager. Peu à peu, ils se détacheront de leurs écrans, mais cela prendra du temps. Nous les soutenons”, a déclaré Sadiq Khan, Maire de Londres. Pour ne pas les traumatiser davantage, le logiciel boursier est figé sur la même page depuis six mois.

Crédit photo : Chris Connelly, cc by 2.0.

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