Chaque mois, il obtient une augmentation en hypnotisant son patron.

Medef, ministère du Travail, employeurs, DRH et syndicats de travailleurs n’en reviennent toujours pas. Un salarié a réussi à obtenir la tant convoitée hausse de salaire grâce à une astuce pour le moins étonnante.

Alors que la plupart des salariés utilisent des techniques plus traditionnelles pour demander une hausse de salaire, un employé a fait appel à l’hypnose pour demander une augmentation. “Moi, chaque année, pour demander une augmentation, je récite machinalement mes forces et toutes mes réalisations à mon patron. Et chaque année : peau de zob. Il m’écoute à peine. Il lit ses mails pendant que je parle, ce con. Après chaque refus, tout ce que je gagne, c’est de rejoindre mon bureau de mes deux, la queue entre les jambes, sans un euro d’augmentation. J’ai beau discréditer mes collègues, les dénoncer quand ils arrivent en retard de 30 secondes ou quand ils forniquent discretos près de la machine à café, et même lécher les bottes de mes supérieurs, rien, walou, nada, peau de couille. Même pendant l’entretien annuel, quand je vante les qualités de mes supérieurs et de ma boîte, à la limite de la dévotion que l’on trouve dans les sectes : peau de balle et balai de crin”, se désole un salarié trentenaire.

“Des signes de croix quand ils nous croisent”

Mais un astucieux employé d’une société de services utilise l’hypnose pour mettre du beurre dans ses épinards. Cette méthode, pour le moins inhabituelle, a fait ses preuves. “Les gens nous prennent pour des gourous ou des possédés. Là, les a priori vont être balayés, se félicite un hypnothérapeute. L’hypnose a de nombreuses vertus. Elle permet de réduire l’anxiété, la douleur, d’arrêter de fumer ou de retrouver la libido, entre autres choses. Quand je pense que mes collègues pensaient que j’avais fabriqué mon diplôme d’hypnose avec un logiciel d’infographie. Je ne parle même pas de celles et ceux qui font des signes de croix quand ils nous croisent. Psychologiquement, c’est très dur à encaisser, tout ce mépris, à la fois infondé et injuste vis-à-vis de nos techniques de manipulation mentale.”

“J’ai réussi à atteindre son inconscient”

“C’est bien simple, moi, chaque mois, j’ai une hausse de salaire. J’ai appris en regardant des vidéos sur Youtube et Dailymotion. Au début, ça a été très difficile, je ne vous le cache pas. Normal, je ne maîtrisais pas la technique à 100%. Mon patron était mentalement récalcitrant mentalement, à la limite du revêche, le bougre. En même temps, c’est normal. Les gens qui votent à droite sont tenaces, et même insoumis. Mais dès le 4ème mois, quand j’ai réussi à atteindre son inconscient. Depuis, il cède sans broncher. Le truc, c’est de ne pas baisser les yeux, quoiqu’il arrive. Les patrons, ça aime le pognon plus que tout, c’est connu. Dès qu’il signait mon augmentation, je ressortais de son cerveau illico presto. Il y avait un de ces bordels dans son crâne. J’y mets les pieds une seule fois par mois, pas plus, sinon je risque d’être traumatisé. Tu ne peux pas être plein aux as sans traîner des casseroles”, psychanalyse le cadre supérieur.


“Mettre l’accent, et même le paquet, sur l’hypnose autoritaire”

Mais tous n’ont pas eu cette chance. Conquérir l’âme d’autrui n’est pas chose aisée avec l’hypnose.  “J’ai voulu hypnotiser mon employeur et résultat, c’est lui qui a eu le dessus sur moi, l’enfoiré. Résultat, j’ai signé une baisse de salaire pendant l’entretien. Je vais m’inscrire à une formation. J’hésite entre l’hypnose traditionnelle et l’hypnose Ericksonienne. Je veux mettre toutes les chances de mon côté. Je vais engourdir ce Picsou avec les deux méthodes. Je vais même mettre l’accent, et même le paquet, sur l’hypnose autoritaire. Il faut bien ça pour que ma fiche de paie retrouve les 2.000 euros que j’avais accepté, malgré moi, de baisser quand mon employeur m’avait hypnotisé”, explique un malchanceux.

“Moi, jusqu’ici, je m’auto-hypnose pour supporter mes vicelards de collègues qui matent mon décolleté du matin au soir. Là, je pense que je vais utiliser cette méthode pour avoir une promotion. Il n’y en a que pour les mecs, c’est pas juste du tout”, relate une salariée qui voit les avancements de poste lui passer injustement sous les tétons depuis des années.

 

 Crédit-photo : pxhere, cc0.

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