“L’affaire du siècle Booba-Kaaris” : les portes de l’octogone seront soudées et les protections mousse enlevées.

En MMA, comme dans le domaine musical, les barrières du possible peuvent être ôtées facilement et rapidement. Après leur brouille en août dernier, au sujet d’un parfum dont il ne restait plus qu’un flacon en rayon, les deux colosses du rap français, Booba et Kaaris, refont parler d’eux, sportivement cette fois-ci.

Booba-Kaaris ou Kaaris-Booba, telle sera l’affiche de l’affaire dite “du siècle”, selon la majorité des consultants sportifs, mais également par les défenseurs de l’environnement. “Oui, c’est carrément l’affaire du siècle, bien plus médiatique que le combat Mayweather-McGregor ou encore la pétition pour le climat. Au sujet de l’environnement, il faut dire que nous, on n’a pas l’air con, maintenant. On a peut-être été un peu trop prétentieux en appelant notre pétition l’affaire du siècle, même si la défense du climat, c’est très important”, souligne un férvent écologiste, une pétition pour le climat dans une main et un smartphone diffusant en direct le clash Booba-Kaaris dans l’autre.

“Tu me cherches, tu me trouves”

Le rap est définitivement un monde à part. Basé sur la confrontation et les bagarres verbales, cette musique, qui a trouvé naissance dans les gangs des Etats-Unis, à la fin des années 70, s’est propagée à travers le monde entier. Alors que les joutes musicales des rappeurs américains font régulièrement les unes des magazines people, mais surtout financiers, c’est en France que se produit la dispute du siècle, selon la majorité des experts politiques. L’univers du rap est en ébullition face au combat qui se profile entre Booba et Kaaris. Un évènement qui dépasse les frontières françaises. “Bon, il faut reconnaître que chez nous, il n’y a ni pauvreté, ni misère, mais on se clashe quand même. Un exemple, l’autre jour, un mec me regardait méchamment, à travers la vitre de sa Rolls. Automatiquement, j’ai dit au chauffeur de papa d’arrêter la voiture et je suis descendu de notre Bentley. Je suis allé vers lui et je l’ai traité de boloss. Il n’a pas bronché et il est parti à 30 km/h environ, tellement il avait peur. Nous, dans le rap, on ne se laisse pas faire. On a la punchline facile. La règle dans le rap, c’est tu me cherches, tu me trouves”, confie avec haine un jeune rappeur suisse.

“Rien à envier aux américains”

“On n’a rien à envier aux américains. Ce n’est pas parce qu’on a la CAF, les soins et la scolarité gratuits que l’on ne souffre pas. On n’a pas les armes en vente libre comme aux USA, mais je peux vous certifier qu’une fourche, ça peut être très dangereux”, explique un rappeur qui possède son propre studio d’enregistrement dans la grange familiale située dans une paisible campagne française à 60 km de Charleville-Mézières.

“Jules César n’approuverait pas ce duel de MMA”

Alors que le Tribunal de Créteil avait condamné les rappeurs Booba et Kaaris à de la prison avec sursis pour “l’affaire du parfum”, le Duc de Boulogne (Booba, ndlr) a proposé au Seigneur de Sevran (Kaaris, ndlr) un combat à la loyale dans un ring. Kaaris, d’ordinaire si réservé médiatiquement, a accepté l’invitation. “A la loyale, à la loyale, comme vous y allez en raccourcis aisés. Je vous précise, que pour ce combat, qu’il n’y aura ni règles ni arbitre. Les limites de ce combat seront fixées au libre choix de chacun des combattants. Vu les noms d’oiseaux que s’échangent régulièrement les deux protagonistes via les réseaux sociaux, je peux vous dire que les deux sportifs (rappeurs, ndlr) sont très remontés. Ils n’auront pas besoin de coachs en motivation. A ce stade, ce n’est plus un évènement sportif, mais un combat de gladiateurs. Même Jules César n’approuverait pas ce duel de MMA, tellement cela promet d’être à la fois féroce et barbare”, indique un historien du sport.

“Souder les portes des octogones”

Les fédérations nationales de MMA sont abasourdies par l’absence de règlement qui régira ce duel entre les deux rappeurs français. Elles sont également étonnées par la hauteur de la grille de l’octogone, qui sera d’une hauteur de 20 mètres, au lieu des 1,90 mètres habituellement. “C’est pour empêcher les coachs de jeter l’éponge. Même chez nous, au sein de la furieuse MMA, il y a un arbitre et des règles à respecter. On casse des os et on broie des articulations en cascade, mais là, ça va trop loin. Il faut obligatoirement des règles, sinon on ne sait pas où ça va mener. Sans règlement, c’est open-bar pour les piétinements de corps au sol, les griffures, les morsures de parties génitales ou pire, les insultes verbales. Non, il ne faut pas souder les portes des octogones. Il faudra également laisser les protections en mousse”, conseille le Président d’une fédération de MMA, tout en fracassant le crâne de son adjoint qui avait involontairement oublié de faire des photocopies.

 

 

Crédit-photo : Max Pixel, cc0.

 

 

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