Éducation : les collégiens et les lycéens français sont de plus en plus fans de la méthode Montessori.

Les bienfaits et les effets hasardeux de la célèbre méthode libéralo-mercantilo-éducativo-ludique Montessori ne sont plus à démontrer. Les collégiens et les lycéens de France l’ont bien compris et demandent, à coups de pétitions et de manifestations, à intégrer cette technique d’éducation dans l’enseignement au sein de leurs établissements.

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De plus en plus de collèges et de lycées français ont cédé aux demandes répétées des élèves, mais aussi et surtout de leurs parents. “Quand les élèves ont réclamé la méthode Montessori, j’avais d’abord cru à une blague ou à un caprice, comme quand ils voulaient mettre l’eSport à la place de la gymnastique. Mais lorsque les parents d’élèves ont fait un sitting devant la porte du lycée parisien que je dirige depuis plus de 20 ans, je n’ai pas pu dire non. Pour une fois que ces petits cons rentrent au lycée sans avoir besoin de les menacer ou de leur gueuler dessus, je ne vais pas les contredire”, précise Georges Charlemagne, directeur d’un grand lycée parisien.

“Ses professeurs particuliers ont même été renvoyés…”

Les parents d’élèves partagent l’enthousiasme de leurs adolescents. “Depuis que la méthode Montessori a été mise en place dans le lycée de notre fille, plus besoin de hurler, pendant de longues heures, pour qu’elle se lève. Elle se lève même avant nous. Elle est toute contente et pressée d’aller en cours. Ses professeurs particuliers ont même été renvoyés sur-le-champs. Anne-Charlotte est quand même passée de 3 à 18 de moyenne, en même pas un mois”, indique Brandon, son papa.

“Source d’inspiration du mouvement hippie”

La méthode Montessori a été ingénieusement inventée, en 1907, par Maria Montessori. La pédagogue et médecin italienne a été “la principale source d’inspiration du Flower Power, mouvement hippie des années 60-70, ainsi qu’un emblème spirituel lors des manifestations de Mai-Juin 68”, souligne un historien dans le domaine éducatif.

“Un seul stylo dans chaque classe”

Mais la méthode Montessori est décriée, car elle est jugée trop permissive et laxiste par certains. “Les clichés collés aux fesses de la méthode Montessori sont difficiles à faire disparaître. Soyons clairs une bonne fois pour toutes, sacré nom d’une leçon récitée par cœur. Non, l’ingénieuse méthode Montessori n’est pas permissive. Les gosses n’ont pas le contrôle sur les accompagnateurs au bien-être psychique et émotionnel. Comment ?. Oui, dans la méthode Montessori, on ne parle pas d’enseignants, ni de maître ou de maîtresse, c’est old school. Dans la méthode Montessori, nous préférons employer le terme d’accompagnateurs au bien-être psychique et émotionnel. Alors, non, les accompagnateurs ne disent pas oui à tout ce que les petits morveux, pourris gâtés, réclament. Ils tiennent les rênes, malgré certaines apparences. L’enfant a une liberté totale et sans limite, certes, mais avec des barrières, invisibles, certes aussi. S’il désire apprendre, l’enfant ou l’ado le fait, mais pas trop longtemps quand même. Les 5 ou 6 minutes de leçons obligatoires, mais facultatives quotidiennes, selon l’âge du marmot sont amplement suffisantes. Mais à 14 ans, ce n’est plus la même histoire. Le volet hormonal et révoltant surgit. Ces petits cons sont plus difficiles à canaliser. Les choses se corsent pour notre personnel éducatif révolutionnaire, mais également pour les parents, qui sont obligés de se gaver d’anxiolytiques pour éviter d’avoir à regretter de ne pas avoir mis un préservatif ou de ne pas avoir simulé une migraine le jour de l’accouplement. Aussi, pour satisfaire notre clientèle de parents, la révolutionnaire méthode Montessori impose une liste impressionnante de règles et de codes pour cette éprouvante étape qu’est l’adolescence de leurs progénitures. Ainsi, les ados sont autorisés à fumer du tabac ou du cannabis, c’est au choix. Le crack et la cocaïne, non. Le comité central révolutionnaire est catégorique et formel sur ce point. Les drogues dures, c’est uniquement à l’université. Comme vous l’avez remarqué, la méthode impose des règles drastiques de conduite, mais elle sait également évoluer. Le comité d’éthique, installé aux Pays-Bas, est intransigeant, mais aussi flexible, quand il le faut. On ne peut pas tout laisser faire non plus. Sinon, c’est l’anarchie. Un exemple concret. Lorsque la méthode Montessori a été créée, en 1907, il n’y avait pas encore internet. Même les couillons qui ont fait l’école publique gratuite républicaine le savent. Mais avec la toile et les réseaux sociaux, la méthode Montessori vit avec son temps. Ainsi, pour la masturbation, les élèves adolescents pourront aller aux toilettes pour assouvir leur enseignement corporel quand ils le désirent. Cela fait partie du processus éducatif de ce latitudinaire système progressiste qu’est la méthode Montessori. Nos jeunes clients apprennent aussi, chez Montessori, la patience et la notion de partage. Volontairement, il n’y a qu’un seul stylo dans chaque classe”, précise un accompagnateur au bien-être psychique et émotionnel.

“En caractères gras, dans l’article 1 de notre règlement”

L’un des membres du comité central de la méthode Montessori, qui gère les finances, installé dans les Iles Caïmans, défend bec et ongles son organisation éducative. “Malgré les apparences, ce n’est pas la chienlit chez nous. Bien au contraire. Il faut arrêter avec les leçons apprises sur le bout des doigts. C’est d’un autre temps. L’enfant, jusqu’à ses 18 ans, peut savoir ce qu’il désire tout seul, sans un individu autoritaire et à cheval sur la grammaire, les mathématiques ou la conjugaison. Le programme de la méthode Montessori est basé sur la liberté, le délassement et l’absence totale de lois et de règles intellectuellement isolatrices . Mais attention, il n’y a pas de laisser-aller. Les collégiens et les lycéens auront le choix, dans une autonomie délimitée quand même, entre la lecture ou les jeux vidéo, par exemple. Nos élèves pourront enrichir leurs connaissances, mais à condition que les parents n’oublient pas le chéquier, bien évidemment. Sinon ce n’est pas possible. Nous sommes permissifs, mais pas dans tous les domaines. Sur le plan financier, la rigueur s’impose, avec des échéanciers et des plannings de règlement. Il ne faut pas exagérer non plus. Un gamin peut oublier d’apprendre sa leçon, mais un papa ou une maman ne peut en aucun cas omettre de régler la facture mensuelle de l’établissement Montessori. C’est précisé, en caractères gras, dans l’article 1 de notre règlement. Au début, les parents ont des trous de mémoire. Mais on les dresse très rapidement. De toute façon, les cours sont payés à l’avance. L’enfant est au centre de la méthode Montessori, mais le portefeuille des parents l’est également. En même temps, c’est normal. Nos établissements sont hors contrats. Nous ne recevons pas de subventions de la part de l’Etat. Tout ça à cause de nos menus à la cantine. Chez Montessori, du jardin d’enfant au Baccalauréat, en passant par la maternelle, le primaire, le collège et le lycée, les enfants commandent ce qu’ils veulent pour leur déjeuner. Ils mangent selon leurs désirs et leurs besoins. Les menus qui marchent le mieux sont les hamburgers et les pizzas aux bonbons. Mais nous arriverons à faire changer d’avis le service nutrition de l’éducation nationale qui bloque nos subventions. Un jour, ils comprendront que nous sommes dans le vrai, nous. Ce n’est pas hasard que le Prince George a été inscrit dans un jardin d’enfant Montessori. Cela devait avoir un lien avec le pudding anglais”, précise Julien Ferry.

 

 

 

 

Crédit-photo : haengematteORG, pixabay, cc0.

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