11 romans indispensables à lire quand vous êtes trop fauchés pour partir en vacances cet été.

L’été, avec son beau soleil, est la période idéale pour prendre, enfin, le temps de se faire plaisir et de se détendre.

Alors que les vacances approchent à grands pas, les gens préparent leurs tenues et leurs accessoires de voyages. Alors que près de 4 français sur 5 préfèrent “ne rien faire” durant leurs congés payés, comme le dit malicieusement Bertrand, haut fonctionnaire dans un grand ministère, d’autres arpentent les allées, vides, des librairies de quartier pour trouver les livres qui égaieront leur période annuelle de repos.

“Faire le plein de culture”

“C’est comme si on était tous obligés de faire le plein de culture et de lire pendant nos vacances. Bordel de merde, j’ai encore le droit de ne vouloir rien foutre pendant mes vacances. Oui ou non ?. Je lis assez comme ça toute l’année. Je travaille au ministère du Budget, mais ne le dites pas dans votre article. Donc, je lis des rapports et les comptes de l’Etat toute l’année. En plus, je dois préparer les budgets pour l’année suivante. J’en ai marre de lire. Avec la crise, je dois me coltiner des milliers de pages chaque mois de synthèses, de rapports et de prévisions. J’en peux plus, nom d’un document Word. Alors, ne me brisez pas les rames de papier A4 avec votre liste à la con”, prévient Bertrand.

“Un bouquin, pris au hasard”

“Il y a davantage de monde à Pôle Emploi que dans une librairie. J’en profite. De toute façon, c’est comme ça toute l’année. Enfin presque. En période des fêtes de fin d’année, les gens offrent un bouquin, pris au hasard, dans les étagères des bibliothèques. Ne le répétez pas, mais les libraires font pareil. Vous croyez qu’ils ont lu tous les livres qu’ils ont en boutique. Techniquement, c’est impossible. Donc, les gens offrent des livres. C’est quand même plus facile de choisir un bouquin au hasard, que de choisir un parfum ou un vêtement. Au début, c’était les vendeurs des rayons librairie des grandes surfaces qui prenaient un bouquin au hasard. Et puis, de fil en aiguille, les libraires l’ont fait aussi. Ils sont davantage occupés à faire leurs comptes, pour savoir si leur établissement pourra survivre le mois suivant. Avec les charges que les commerçants paient, c’est normal de privilégier ses livres de compte à ses livres que l’on vend”, explique une cliente d’une grande librairie parisienne, une dizaine de livres dans les bras.

“Lire me détend”

Mais les vacances, c’est également désirer rester à la maison, se prélasser dans son lieu habituel de résidence, volontairement ou non. “Je gagne le smic. Tu crois que j’ai les moyens de prendre le pack avion, hôtel, all inclusive et open bar ?. Connard !. T’es con ou t’es con ?”, me demande Grégoire. Il ajoute,”j’ai à peine de quoi remplir mon putain de frigo. Même mes parents ne peuvent pas m’aider. Avec la hausse de la putain de CSG, c’est fini les étrennes pour aller au camping tout pourri qui sent la pisse en août. Alors est-ce que lire me détend, apaise ma colère et arrange la détresse financière dans laquelle je suis jusqu’au front ?. Non !. T’as les réponses à tes questions ou je continue ?”.

“Aucun bruit dans mon immeuble”

Face au désarroi des centaines de milliers de Grégoire qu’il y a en France, nous avons sélectionné une liste de livres à lire, chez soi, tranquillement, dans un silence monacal digne de l’abbaye de la Chaussée aux moines, située dans la zone industrielle de Craon, en Mayenne. La Mayenne, territoire encore peu exploré, est localisée entre Rennes et Le Mans. “J’attends votre liste avec impatience. L’été est la seule période durant laquelle il n’y a aucun bruit dans mon immeuble. A part les pas discrets des cambrioleurs, qui visitent, parfois, les appartements, on n’entend rien du tout. J’ai hâte de découvrir votre liste de bouquins”, se réjouit Marie-Laure, senior de 38 ans, en recherche active d’emploi.

“Pas ouvert un bouquin depuis Sciences Po”

Notre liste n’est valable que pour les livres en version papier. “On peut se tutoyer ?. Merci. Tu sais, dans le milieu du livre, tout le monde tutoie tout le monde. On laisse le vouvoiement aux connards du ministère de la Culture. On ne va pas se plaindre. Notre ministre actuelle a travaillé dans l’édition. Pour une fois, il y a une personne cultivée à la tête de notre ministère. Ce n’est pas comme les anciens ministres, pas tous, mais la plupart, qui n’ont pas ouvert un bouquin depuis Sciences Po ou l’ENA, l’école nationale des anus (rire). Tu vois qu’on a de l’humour dans l’édition. Il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent. On ne se terre pas pour lire un bouquin, sans parler à personne, pendant des jours. Sinon, à part la ministre, tous les autres ne connaissent pas grand chose à la culture. A part sortir en boîtes de nuit. Ah ça, la musique, ils y connaissent un rayon, mais en ce qui concerne les livres, il n’y a plus grand monde. Donc, pour en revenir à ton sujet. Cela ne servira à rien de proposer, dans ta liste, des livres numériques aux formats ePub, CBZ, CBR, AZW, AZF, KCC, KFC, PDF et txt. Un conseil, oublie le eBook, pour ta liste de bouquins à lire cet été, car les gens fauchés n’ont pas de liseuses. C’est comme les voitures japonaises. Tu l’achètes car c’est pas cher, mais tu coinces quand il faut changer les pièces ou faire le plein d’essence. Pareil pour les eBooks. Déjà que durant l’époque des trente glorieuses, les gens ne lisaient pas beaucoup. Je ne dis pas que c’est à cause de la télé. Je pointerai davantage du doigt l’absence de curiosité intellectuelle. Mais bon, on ne va pas en parler pendant des heures. De toute façon, internet a tout réglé. Les gens consacrent davantage de temps aux sites people et pornos. Mais ne soyons pas pessimistes. La lecture revient peu à peu au goût du jour”, précise un grand éditeur de la place.

La liste LeJournalNews.com des livres à lire cet été.

  • “Tu ne seras jamais milliardaire”, Damien Eressa, éditions Baffont.
  • “Voir les autres partir”, Audrey Itineris, éditions Plomb.
  • “Cette soif de bouger”, Martin Pionce, éditions Fuyard.
  • “Fauché comme le blé”, Louis Rupin, éditions Flemmerion.
  • “Mélancolie joyeuse”, Stéphanie Folatre, éditions Corbillard.
  • “Solitude mon amour”, Fabienne Noce, éditions Glauque.
  • “Les clés dans l’appartement”, Stéphane Serrure, éditions Vachette.
  • “Fais-la rentrer”, Quentin Clito, éditions Epaisses et Longues.
  • “Quartier vide”, Andrea Populo, éditions Seul.
  • “Croiser les mêmes visages”, Guillaume Museau, éditions Les Escapades.
  • “Contempler la plage”, Kelly Rivage, éditions du Canapé.

 

 

 

 

 

Crédit-photo : StockSnap, pixabay, cc0.

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