Allemagne : après leurs objets personnels, les chômeurs indemnisés contraints de se délester de leurs organes.

La rigueur allemande n’est décidément pas une légende. Les personnes au chômage en ont eu la preuve, suite aux premiers dons forcés de leurs organes, dont certains sont vitaux, auxquels ils ont fait face. Ceci afin de continuer à toucher leurs allocations chômage.

“Le culot de nuire à notre compétitivité”

“Notre économie est notre priorité et la croissance notre credo, c’est de notoriété publique. Tout le monde le sait et tout le monde nous l’envie. Et puis, les gens normaux, c’est-à-dire les personnes qui ont un, deux, trois, quatre ou cinq emplois, vivent très bien avec un seul rein. Je ne vois pas pourquoi les fainéants profiteurs (chômeurs indemnisés, ndlr) feraient exception. Nous n’allons pas distribuer un pognon de dingue à tout-va. Cela va à l’encontre des théories de marché et à l’encontre même de la logique. SI nous étions keynésiens, cela se saurait. Avec ce foutu covid de mes deux, nous sommes un tout petit obligés de l’être, mais je rassure nos citoyens : c’est provisoire. Le temps de trouver un vaccin et notre travailleuse nation retrouvera sa rigidité ancestrale. De plus, nos concitoyens savent à quel point nous accordons de l’importance à notre industrie. Nous n’accepterons jamais que des humains, de surcroît bénéficiaires de prestations sociales comme ce satané chômage, aient le culot de nuire à notre compétitivité. Nous ne tolérons pas un seul, mais alors pas un grain de sable dans notre performante machine industrielle”, schématise un membre du ministère de l’Industrie, de l’Économie, des Solidarités et de la Santé.


“Mes livres sont partis avec les étagères”

Le son de cloche est très différent du côté des chômeuses et des chômeurs. Ils ne font pas preuve du même enthousiasme. Des agents du ministère de la Productivité et du Travail font des visites inopinées au domicile des personnes au chômage pour les contraindre à se délester de leurs objets personnels jugés non-indispensables. “Désolé, mais je n’ai plus de déco intérieure. Il me reste une chaise. Comme je suis célibataire, ils m’ont dit que les 5 autres ne me serviraient à rien. Ces rapaces m’ont ordonné de vendre tous mes tableaux et les objets décos de mon appartement. Ce qui me manque le plus, ce sont mes bouquins. Mes livres sont partis avec les étagères”, se désole un demandeur d’emploi.

“Ils ont été sympas, ils nous ont laissé le frigo”

“Moi, confie une chômeuse indemnisée, ils m’ont contraint de vendre mes photos de famille. Pas une ou deux pour la forme, non, toutes ! J’ai été obligée de tout céder à la déchetterie. Ça m’a rapporté 2 euros. Ces 2 euros ont été déduits de mon allocation chômage mensuelle. Pareil pour les doudous de mes enfants et les vêtements qu’ils ont en double, comme les pantalons, les pulls, les chemises, les pyjamas, les gants et les bonnets. On a tout vendu au vide-grenier. Mais ils ont été sympas, ils nous ont laissé le frigo. Bon, on n’a plus d’électricité, mais ça ne traumatise par nos enfants quand ils invitent leurs copains jouer à la maison.”

“J’y tenais à mon poumon…”

A peine sorti de l’hôpital, un demandeur d’emploi a tenu a apporté son témoignage. “J’ai fait la gueule aussi, quand j’ai vendu des objets personnels. Mais c’est rien comparé au morceau de foie que j’ai dû donner pour continuer à toucher mon chômage. A peine je me suis remis de mes émotions d’avoir abandonné un rein et rebelote : retour au bloc opératoire.”

“Des inspecteurs de l’administration sont venus prendre mon torse en photo. J’y tenais à mon poumon, sacré nom d’une cigarette électronique ! Je ne pourrai même plus fumer ma petite clope de fin de journée. Déjà que sans mon emploi, j’ai réduis ma consommation de 20 à une clope par jour. Mais là, c’est le pompon”, fait savoir, éploré, un chercheur d’emploi indemnisé.

Le ministère de l’Emploi et du Rendement fera appel à des médecins du privé. “Les toubibs qui refusent seront envoyés dans le public. Ils rigoleront moins”, prévient un chargé d’éthique et de rentabilité du ministère.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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