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« Les tentatives d’empoisonnement ne seront pas retirées du code électoral russe », prévient le Kremlin.

Alors que la couleur de peau de l’opposant russe Alexeï Navalny, ciblé par une tentative d’empoisonnement, passe du bleu à sa teinte d’origine, le Kremlin a réitéré « son indéfectible volonté » de ne pas modifier le code électoral russe « datant de la grandiose et orgastique ère stalinienne », selon un membre du Politburo, haut fonctionnaire au ministère de l’Information, de la Culture et du Renseignement.

L’affaire de la tentative d’empoisonnement de l’opposant russe avait fait la une de tous les médias de la planète. « Nous avons signé un contrat d’exclusivité avec un éminent virologue pour l’épidémie de coronavirus. Autant amortir ses prestations », confie le rédacteur en chef d’une grande chaîne d’information en continu.

« Staline se retournerait dans sa communiste tombe… »

Malgré l’ire des dirigeants des pays respectant avec rigueur la charte des Droits de l’Homme et du citoyen, le gouvernement russe est resté sur ses positions. « Tout d’abord, nous n’avons empoisonné personne. Nous avons effectué les analyses de monsieur Navalny. Pas une trace de poison dans son organisme. Nous avons juste détecté une légère hausse de cholestérol LDL. Quand il était dans les vapes, nous lui avons conseillé de faire du sport et un petit régime alimentaire. Nous prodiguons des conseils santé pour le bien de ses artères et on se fait gronder. C’est pas juste du tout. De plus, la tentative d’empoisonnement est une tradition politique, chez nous, en Russie. Niet, nous ne la supprimerons pas. Staline se retournerait dans sa communiste tombe si nous modifions, ne serait-ce qu’une petite virgule, de l’article du code électoral relatif aux tentatives d’empoisonnement », prévient le responsable du département déontologie du Kremlin.


« L’empoisonnement est enseigné… même à Sciences Po Moscou »

Un Professeur universitaire russe ajoute : « Vous, les occidentaux, vous avez la mémoire courte. Vous oubliez que le grand patron (Poutine, ndlr) a fait partie du KGB. En plus, l’empoisonnement est enseigné dans les centres de formation d’espionnage, et même à Sciences Po Moscou. Dans l’UE, avant les élections, vous avez vos tracts et vos poignées de mains sur les marchés durant des heures, nous, en Russie, c’est les piquouzes de Novitchok (agent neurotoxique, ndlr). »

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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