Paris-Roubaix : les pavés, volés cette nuit pour les futures célébrations de l’anniversaire de Mai 68, ont été remplacés en urgence dans la matinée.

La 116ème édition de la mythique épreuve cycliste Paris-Roubaix a été le théâtre d’un étrange spectacle dans la nuit de samedi à dimanche.

Alors que tout avait été organisé, comme à l’accoutumée, pour faire subir le pire aux cyclistes en lice pour la célèbre course à vélo Paris-Roubaix, les organisateurs ont dû remplacer à la va-vite les pavés volés par des individus, non encore identifiés, cette nuit précédent l’infernale course. Fort heureusement, tout est rentré dans l’ordre, afin que les coureurs souffrent un maximum pour le plus grand régale des fans de cyclisme.

“…sans leurs désagréables pavés…”

“On a fait le dernier briefing tôt ce matin et on a vu des portions entières de routes sans leurs désagréables pavés qui font le charme du Paris-Roubaix. C’est douloureux analement parlant, certes, mais en termes de spectacle et de plaisir pour les spectateurs et les téléspectateurs, c’est ce qui se fait de mieux dans le domaine médiatico-sportif. On a vite remis, dans l’urgence, des pavés extrêmement incommodants. Le Paris-Roubaix n’est pas appelé l’Enfer du Nord pour rien. Même si un autre Enfer du Nord nous rattrape et réduit son avance sur nous. Je parle bien évidemment de l’infernal Pôle Emploi. Mais avec tout le chômage qu’il y a ici, c’est un peu normal, malheureusement”, indique un organisateur de la célèbre course.

“Je revis, sacré nom d’un CRS”

Selon les rumeurs, les pavés ont été dérobés pour les célébrations de l’anniversaire des évènements de Mai 68, devant se dérouler, dans le chaos selon les journalistes de BFMTV et du journal stalinien L’Humanité, à Paris et dans plusieurs grandes villes de France le mois prochain. “C’est pas nous, mais ceux qui ont fait ça ont eu une très bonne idée. Tout ce qu’on a pour le moment, ce sont des emballages et des restes de cartons vides. Ah, ces bobos et leur confort routier, ils ne sont pas des révolutionnaires pour un sou. Avant, on roulait sans suspensions sur les pavés et on fermait nos gueules. Heureusement que les bobos n’étaient pas là sous la révolution française, sinon on serait sous le règne de Louis CLXXXII. Donc, il n’y avait plus rien à balancer pour l’anniversaire de Mai 68 lors des futures manifestations, juste quelques boulons ferroviaires donnés généreusement par la petite douzaine de cheminots communistes qu’il reste en France. Mais ces pavés nous rendront service énormément. C’était mieux avant quand même. J’y étais en 68, du très grand art. Ces pavés nous seront très utiles pour défendre nos barricades. Je retrouve toute l’énergie et la fougue incontrôlées de ma jeunesse. Je revis, sacré nom d’un CRS. Je me suis inscrit à la fac rien que manifester avec les étudiants en mai prochain et foutre le boxon, comme disent les jeunes. Je vais leur apprendre des trucs qu’on faisait en mai 68 et qu’ils n’apprendront pas sur leurs moteurs de recherche d’internet”, souligne un futur manifestant parisien de 70 ans.

 

 

Crédit-photo : juliejcyr, pixabay, cc0.

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